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Un Mozart amoureux et un Debussy onirique à l’orchestre de Douai

16/04/2018 La Voix du Nord

Dans le cadre de sa programmation « Femmes, femmes, femmes », l’orchestre régional invite, ce mardi, deux interprètes féminines pour un concert tout en contraste. Ambiance impressionniste avec l’œuvre Danse sacrée, danse profane, de Debussy, interprétée par la harpiste Emmanuelle Deleplace. Ambiance virtuose avec le concerto pour piano Jeunehomme de Mozart. Nous avons rencontré la pianiste Eliane Reyes, qui jouera l’œuvre pour la première fois à l’orchestre.

C’est la première fois que vous jouez à l’orchestre régional de Douai ?

« Oui. Il y a quelques années j’avais assisté à un très beau concert à l’orchestre, Entre terres, de Nicola Bacri. C’était un très grand moment d’émotion. Il y a beaucoup de très bons musiciens dans l’orchestre. Il a une belle réputation, et jouer sous la direction de Jean-Jacques Kantorow faisait partie de mes souhaits. »

Que pensez-vous de la programmation « Femmes, femmes, femmes », de l’orchestre, qui met à l’honneur les musiciennes ?

«  Au 19e siècle, les femmes étaient très présentes. Puis à partir du 20e siècle, ce sont les hommes qui ont plutôt dominé le monde musical. On était arrivé à quelque chose d’assez machiste. C’est pourquoi il est important de faire attention à ce qu’il y ait des femmes de valeur qui puissent jouer aussi… Mais elles doivent être engagées pour leur talent. C’est un subtil équilibre… »

Que vous inspire le concerto de Jeunehomme que vous allez jouer ce soir ?

« Il fait partie des grands concertos de Mozart. Il l’a écrit dans sa jeunesse, pour une jeune femme dont il était très amoureux. C’est une œuvre très virtuose, volubile, assez dangereuse pour les pianistes. Mais comme toujours chez Mozart c’est très bien structuré, il fait toujours référence au nombre d’or, c’est très spirituel, ça reste dans la tête. »

À quel public s’adresse-t-il ?

« À tous les publics, de 7 à 77 ans. Il suffit de s’asseoir, de lâcher prise, et se laisser porter par les sons et tout ce que ça peut engendrer : des images, des couleurs, et l’émotion surtout. On va au concert pour ressentir des vibrations. »