ElianeReyes

télécharger le press kit

Reviews

Eliane Reyes a subjugué son monde

June 24 2007 La nouvelle République

De la sensualité romantique…

Les Fêtes romantiques font une place aux talents qui s’annoncent. Trois d’entre eux sont programmés. Dimanche, c’était la magnifique Éliane Reyes.

Dommage qu’il n’y ait pas plus de monde. C’était magnifique ! » Capté à la sortie du concert dominical d’Éliane Reyes au titre de jeune concertiste de talent en cours d’achèvement de formation au CNSM de Paris, le commentaire est pleinement fondé. Depuis l’an dernier, les Fêtes romantiques misent sur les jeunes pousses, détectant avant les autres des artistes au talent certain. Avant que la gloire ne les monte sur un piédestal annoncé, avant que leur place dans les Fêtes romantiques ne devienne celle du samedi soir ou du dimanche après-midi, le plaisir d’Yves Henry et de Jean-Yves Clément en partenariat avec le CNSM, détecte les concertistes qui ont une vraie trempe.

Les Fêtes romantiques font une place aux talents qui s’annoncent. Trois d’entre eux sont programmés. Dimanche, c’était la magnifique Éliane Reyes.

Dommage qu’il n’y ait pas plus de monde. C’était magnifique ! » Capté à la sortie du concert dominical d’Éliane Reyes au titre de jeune concertiste de talent en cours d’achèvement de formation au CNSM de Paris, le commentaire est pleinement fondé. Depuis l’an dernier, les Fêtes romantiques misent sur les jeunes pousses, détectant avant les autres des artistes au talent certain. Avant que la gloire ne les monte sur un piédestal annoncé, avant que leur place dans les Fêtes romantiques ne devienne celle du samedi soir ou du dimanche après-midi, le plaisir d’Yves Henry et de Jean-Yves Clément en partenariat avec le CNSM, détecte les concertistes qui ont une vraie trempe.

Une grande maîtrise de son sujet
Chacun des trois week-ends des Fêtes romantiques en propose un le dimanche, entre 11 h et midi. Une heure tout rond pour se laisser bluffer par une déjà maestria épatante, se laisser convaincre.

Tel était assurément le cas dimanche avec Éliane Reyes. La blonde pianiste a « tout d’une grande », pour pasticher certaine publicité, car elle est loin d’être une petite. Émue, on le comprend : jouer à Nohant dans la maison de George Sand, pour une « débutante » ce n’est pas rien. En douze pièces et deux bis, elle a subjugué son monde. Son jeu est à la fois dense et délié, suave et rythmé, soyeux et de caractère. Comment dire ? Elle ne joue pas comme un cheval fougueux mais déjà maîtrise l’expression. Elle offre une écoute toute de sensualité sans mièvrerie, une précision technique qui s’efface au profit du chant mélodique. Que ce soit Schubert, Schumann, Chopin, Debussy ou Ravel – dans lequel elle excelle – elle domine le sujet, le possède avec une pudeur exquise doublée d’une détermination certaine. Éliane Reyes ne joue pas du piano féminin mais joue au piano, réussit déjà, alors qu’elle entre à peine dans la phase de maturité, à donner l’impression d’être accomplie. Point de précipitation dans le jeu, point d’expression forcée, pas de déséquilibre de structure, c’était – les yeux fermés pour ne pas se laisser prendre au charme de sa douce blondeur et sa miellée carnation – un travail d’orfèvre et une sacrée gageure puisqu’elle succédait, dans le cycle des concerts, à l’immense Aldo Ciccolini qu’on avait pu entendre la veille au soir. Il faut retenir son nom : Éliane Reyes a un parcours formidable qui s’annonce. Assurément, elle reviendra à Nohant !

Article de Michel Dutermewww.lanouvellerepublique.fr