ElianeReyes

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Eliane Reyes domine tout cela avec une articulation souveraine, et une qualité technique irréprochable. Sa musicalité est de plus confondante.

Octobre 2011 Chronique musicale (Jean Lacroix)

Chez Naxos (8.572266), l’éditeur bon marché qui s’attaque à tous les répertoires, même les moins connus et les plus inattendus, on se précipitera sur un programme entièrement dévolu à Alexandre Tansman (1897-1986), dont on a découvert avec passion les symphonies chez Chandos. Ici, c’est à une première mondiale (31 numéros sur 32, seule la Valse-Impromptu de 1940 étant déjà connue) que nous convie Eliane Reyes, dont la carrière de virtuose ne cesse de prendre un essor international. Du piano subtil, où l’on retrouve plusieurs influences, certes (de Bach à Prokofiev en passant, entre autres, par Brahms ou Ravel), mais surtout une réelle originalité d’écriture, qui fait de ce CD une priorité d’achat (surtout, à ce prix-là !). Les 24 Intermezzi (1939-1940) sont sobres et dépouillés, ils révèlent une sensibilité qui sait scruter la brièveté de l’instant pour le magnifier. La Petite Suite, sept courtes pièces de 1919, est dans la même ligne ; elle témoigne de l’art de la miniature que Tansman maîtrisait parfaitement. Eliane Reyes domine tout cela avec une articulation souveraine, et une qualité technique irréprochable. Sa musicalité est de plus confondante.